Free.

Nda : Ce texte n’a pas de titre. A vrai dire, il n’en était pas vraiment un jusqu’à ce récent tri effectué dans mes notes et autres brouillons entraînant ma présente addition de publications. Dans l’apparition d’une troisième, rythmée par l’instru de mon dernier artiste coup de coeur, un petit assemblage de deux inspirations égarées et hop (no comment sur l’image) ; lecture !

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FREE – 6LACK (INSTRUMENTAL)

It’s been a while outta there

I‘v’been keeping my faces up

Riding my way through thin air

I’was watching myself the other day

Wonderin’ when shits would blow away

Ain’t really sayin’ I’m waitin’ for them

Just got this fucking gut feelin’ in my chest

Screamin’ n’ hum…

Pulling at my chains

As to wake me up, to reach a claim

Could I ? Without render us all insane

We’ve come this far, this hard

Was it simply another prank

Displayed from my embodied’s eyes

 

Do I ? Do I exist ?

 

Would any listen or forget

Only trashes will remain

Was I really mystified just to satisfied

N’enhanced myself in some weird affairs

Those kinds requiring dirty hands

A dirty mind, dirty habits, hobbies ?

Oh, an’have’n’t you see the psycho rabbit

Hunting down my psychotherapist ?

 

Fuck, I DO exist.

 

And I’ve been riding solo for far too long

Lost in my mind and duties

Combatting the pulsions song’s

Struggling to hold my shits

I just needed an another fix

To ride hard and hold my grounds

So come and visit me down

Let’s get starting for another round

I’ve been.

I’ve been waiting, waiting.

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2017

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Ghost

Nda : Perdu au cours de mes divers maladresses technologiques puis récemment retrouvé dans les méandres d’une conversation Facebook avec mon âme soeur, ce texte fut un autre craquage pseudo rythmé craché en deux phases. Sur ce ; lecture !

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GHOST.

Don’t wanna be this kind of random chick. Ghost lady smoking in a random place. Picking it. Rolling it in a random space. Then breaking it. Till down down down.

Don’t wanna be the kind of one you think about when inhaling that shit. Exploring an other bitch. Trying an other type of wound wound wound.

Don’t wanna be the kind of sweet vampire hanging out in the night. Whose lips take away your breath, body, soul and mind mind mind.

Don’t wanna be this kind of errant bitch. Disappearing all along. Living in a cloud. Soul dying all alone. As a malediction. Wicked trick thrown at me. Which can’t do but watch around as life is going drown drown drown. But…

What else could I be ? I admit I’m just passing around. Zoning up in the shadow. Glowing in the darkness. Walking in neverland as to find a place to go, a way to grow. There’s no home. I’m haunting the very ground I’m walking on. Cause I’m there when I’m not, and away under your hold. Uncatchable. Invisible. While so bright and touchable. I’m made of gold, shiny and so bold. What a freak and a fucking paradox. Chilling from my depraved throne. Plasma queen cuffed on a bloody couch. Potentiality, what an infamous treasure. Are the gardians hearing my clinking chains ? And dare you, visitor, listen to my chilling howls ? Greed has taken path under my crown and silence is following my wraith. Cause I’m just an other junkie lost in her own world. Half there then gone. This reckoned kind of female hollow. A Ghost.

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2016

Damoclès

Nda :  Ce texte, c’est un pétage de câble. Si brute qu’il en frise l’incohérence. La photographie, c’est l’oeuvre de Mary Ellen Mark. J’ai ressenti l’inspiration de publier ; lecture.

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Damoclès.

J’veux pas vivre, j’veux briller.

Laissez moi exister.

Rendez moi ma liberté, vous qui la séquestrez sous vos lourds manteaux de règles. Tapissez l’intérieure de mes veines si vous le voulez, je ne l’oublierai pas. Cette chose que je ne connais pas, ne vois pas, qui ne m’appartient pas. Pourtant je la sens, comme je sens vos haleines putrides me hurler ce que vous nommez vérité. Vos mirages recouvrent le monde, je n’ai plus de visage.

Rendez moi mon identité, cela voudrait dire qu’on me l’a volé. Dérobée pour appartenir à la société. Ainsi voyage-t-on auprès du temps lorsqu’il se saisit de vos chants. Soufflez, je croiserais vos destinées. Mon poids finira par triompher tout comme ils nous ont écartelées : avec la douceur amoureuse d’une fleur épanouie.

Un sourire qui se transforme en phare dans la nuit, l’œil du cyclone aveugle les cyclopes endormis. Leurs rêves fourmillent sous les paupières enflammées de nos lames, ailes de papillons déchirées au premier envol.

Plumés. Déplumés. Comme le feuillage qui recouvre ma psyché de carbone.

Empoisonnée, pensées poisseuses et hurlantes, je ne sais plus où regarder.

Les images qui défilent sur le bas côté semblent empreintes de l’espiègle folie commune. Une résonance gazéifiée. Quel fait serrait immunisé contre votre obscure dignité ? Indignée devant le marbre des idoles adulées, les écrans garnissent mon insanité. Aveugle et obnubilée par les éclats qui paralysent mon attention, j’étouffe derrière mon casque étanche. Pourtant perméable au silicone caché dans vos manches, il s’agite et guide l’heure du trépas public. Qui oserait poser l’affiche de son intégrité, aucun ne sait pourquoi il s’étend au travers des grilles ouvragées.

La fumée se dissipe et les fantômes restent, l’histoire ne saurait inventer le miracle d’un chemin illuminé.

Je nage.

Je coule.

Je rêve de vous entraîner à défaut de ne pouvoir être sauvée.

Les tréfonds aliénés qui inspirent demain sont encombrés de pollution. L’air s’effondre sous les nuages sifflant comme des bronches engluées.

Contemplons nos chutes, contemplez les royaumes interdis. Discipline du cœur qui ne saurait aimer, gymnastique mentale éprouvée dans ses donjons éblouissants.

Tendus vers le ciel, soutenus de miséricorde.

Nonobstant damné, enchaîné et brute.

Les pierres roulent sous mes pieds. Le sol s’effondre et se libère. Lâche évadée, les sirènes m’interpellent.

Leur étrangeté résonnent dans le verre de ma conscience. Fragile. Pulvérisée. Ah, quelle science pourrait l’expliquer ? Provocation morbide, un sanctuaire a été violé. Mes proses violacées ne sont qu’escapades désillusionnées. Caricature du présent, le rythme endiablé d’un futur déjà oublié qui s’efface, s’efface, s’efface lentement. Le temps d’une acclamation, accalmie éphémère désorientée.

J’erre encore une fois, me promène sur les ondes de ma voix. Les voies défoncées de nos rencontres ont flouées la perception de mes sens.

Insensé.

Si juste. Juste implosée. Réduite par la vigueur des taxes imposées, nous en revenons ainsi à la place de notre archée.

La portée d’un changement charmerait les nœuds de mes entrailles. Admirons l’éventail projetant son ombre cocu au hasard des murs et des briques délavées. Parpaings d’hémoglobine, j’entrevois les réverbérations d’une fin.

Leurs ignorances illuminent les constellations de nos franchises décimées. Nous y sommes presque mais à quoi bon lutter ? Laissez moi fondre sur place si je ne peux avoir la mienne. Qu’importent les charnières retenant les débordements incessants de mes impressions. Ce n’est rien qu’une millionième intention de paraître différenciée. Après tout, je ne suis ici que pour valoriser ce potentiel dont j’ai été doté.

Déception ostentatoire ?

Alors laissez, laissez moi parler.

Alors laissez, laissez moi sombrer.

Alors laissez, laissez tomber.

Je ne vous exposerai jamais, jamais plus mes pleurs.

Aiko.

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Août 2015