Damoclès

Nda :  Ce texte, c’est un pétage de câble. Si brute qu’il en frise l’incohérence. La photographie, c’est l’oeuvre de Mary Ellen Mark. J’ai ressenti l’inspiration de publier ; lecture.

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Damoclès.

J’veux pas vivre, j’veux briller.

Laissez moi exister.

Rendez moi ma liberté, vous qui la séquestrez sous vos lourds manteaux de règles. Tapissez l’intérieure de mes veines si vous le voulez, je ne l’oublierai pas. Cette chose que je ne connais pas, ne vois pas, qui ne m’appartient pas. Pourtant je la sens, comme je sens vos haleines putrides me hurler ce que vous nommez vérité. Vos mirages recouvrent le monde, je n’ai plus de visage.

Rendez moi mon identité, cela voudrait dire qu’on me l’a volé. Dérobée pour appartenir à la société. Ainsi voyage-t-on auprès du temps lorsqu’il se saisit de vos chants. Soufflez, je croiserais vos destinées. Mon poids finira par triompher tout comme ils nous ont écartelées : avec la douceur amoureuse d’une fleur épanouie.

Un sourire qui se transforme en phare dans la nuit, l’œil du cyclone aveugle les cyclopes endormis. Leurs rêves fourmillent sous les paupières enflammées de nos lames, ailes de papillons déchirées au premier envol.

Plumés. Déplumés. Comme le feuillage qui recouvre ma psyché de carbone.

Empoisonnée, pensées poisseuses et hurlantes, je ne sais plus où regarder.

Les images qui défilent sur le bas côté semblent empreintes de l’espiègle folie commune. Une résonance gazéifiée. Quel fait serrait immunisé contre votre obscure dignité ? Indignée devant le marbre des idoles adulées, les écrans garnissent mon insanité. Aveugle et obnubilée par les éclats qui paralysent mon attention, j’étouffe derrière mon casque étanche. Pourtant perméable au silicone caché dans vos manches, il s’agite et guide l’heure du trépas public. Qui oserait poser l’affiche de son intégrité, aucun ne sait pourquoi il s’étend au travers des grilles ouvragées.

La fumée se dissipe et les fantômes restent, l’histoire ne saurait inventer le miracle d’un chemin illuminé.

Je nage.

Je coule.

Je rêve de vous entraîner à défaut de ne pouvoir être sauvée.

Les tréfonds aliénés qui inspirent demain sont encombrés de pollution. L’air s’effondre sous les nuages sifflant comme des bronches engluées.

Contemplons nos chutes, contemplez les royaumes interdis. Discipline du cœur qui ne saurait aimer, gymnastique mentale éprouvée dans ses donjons éblouissants.

Tendus vers le ciel, soutenus de miséricorde.

Nonobstant damné, enchaîné et brute.

Les pierres roulent sous mes pieds. Le sol s’effondre et se libère. Lâche évadée, les sirènes m’interpellent.

Leur étrangeté résonnent dans le verre de ma conscience. Fragile. Pulvérisée. Ah, quelle science pourrait l’expliquer ? Provocation morbide, un sanctuaire a été violé. Mes proses violacées ne sont qu’escapades désillusionnées. Caricature du présent, le rythme endiablé d’un futur déjà oublié qui s’efface, s’efface, s’efface lentement. Le temps d’une acclamation, accalmie éphémère désorientée.

J’erre encore une fois, me promène sur les ondes de ma voix. Les voies défoncées de nos rencontres ont flouées la perception de mes sens.

Insensé.

Si juste. Juste implosée. Réduite par la vigueur des taxes imposées, nous en revenons ainsi à la place de notre archée.

La portée d’un changement charmerait les nœuds de mes entrailles. Admirons l’éventail projetant son ombre cocu au hasard des murs et des briques délavées. Parpaings d’hémoglobine, j’entrevois les réverbérations d’une fin.

Leurs ignorances illuminent les constellations de nos franchises décimées. Nous y sommes presque mais à quoi bon lutter ? Laissez moi fondre sur place si je ne peux avoir la mienne. Qu’importent les charnières retenant les débordements incessants de mes impressions. Ce n’est rien qu’une millionième intention de paraître différenciée. Après tout, je ne suis ici que pour valoriser ce potentiel dont j’ai été doté.

Déception ostentatoire ?

Alors laissez, laissez moi parler.

Alors laissez, laissez moi sombrer.

Alors laissez, laissez tomber.

Je ne vous exposerai jamais, jamais plus mes pleurs.

Aiko.

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Dear Diary.

Unknown day, but a saturday 06:13 pm

Dear Diary,

I used to tie my wounds this hard only to see denial in their eyes when I finaly showed them up. I lied so bad into that life that I don’t even remember how is the truth. Meaning, my original self. I dreamed of it, shield end preserved. Only to find my mind raped by demons’ toughts. I woke up mad and broken. And it grew with me as I was hiding it, holding it. Until it became a part of me.

Grumpy, thursty. Insatiable. Lying on my conscience, whispering. Living in me as I let some masks filter out of my grasp. Enduring the scratchs, the flesh, the blood, mental sinisters and other sins. We travelled as a conflicting whole. A being, with my old friend, dear sister quater of my personality. Cause I divised myself again to stay sain. Dug my guts in order to go over daily abuses. And I was damn so good in this act. As if I had nowhere else to go…Whilst too surrounded.

But I would have to cut too deep in order to be what I’m supposed to, now. Ain’t fitting in those shitty social categories. It hurts too much and I’m not strong enoug to try my unreveled traumas. Despite my identitary burden, am mostly fond of easiness, ya know. Lazing in some random stories to be able to feel something, sometimes. Reality is gross, rotten – wrong, in a way. I can’t get it and never had. Why would I want to attempt anymore ?