Sulking Doll

Nda : RAS, I’m a freak ; lecture.

.

Une petite fille dans un corps de femme. Un micro organisme dirigeant un neuro-système de géante. Comme si la moindre de ses pensées pouvait geler un océan. Le moindre de ses gestes irradier le continent de glace. Elle se sentait enfermée dans cette immensité affolante. Cet infini restreignant sur lequel elle n’avait aucune prise tout en en étant la seule pilote. Comme une énorme machine de guerre trop bien huilée que la plus infime brusquerie pouvait activer et mettre en branle, prête à annihiler toute autre destinée. Alors elle ne bougeait plus, perdue dans les responsabilités qu’elle ne pouvait assumée. Dépassée par l’univers si lourd à porter. Elle ne bougeait plus et attendait l’épuisement de la rutilante exterminatrice guettant son abdication tacite dans ses faiblesses mal contenues. Un outil profane dans la boîte de Pandore. Voilà ce qu’elle était, misérable être manipulé manipulant entre ses doigts trop faibles la force de détruire le monde, ou de le sauver.

Mais par-dessus tout elle était terrifiée. D’une peur envahissante qui lui rongeait les chaires, jusqu’à l’os. Qui imprégnait son sang et sa moelle jusqu’à corrompre ses sinus gangrenés de psychose. Jusqu’à envahir ses terminaisons nerveuses tremblantes d’une appréhension malsaine. Jusqu’à détruire les derniers affres langoureux de sa raison décharnée. Alors elle sombrait dans une folie douce et implacable. Une folie adepte et désespérée.

.

2014

Advertisements

XO

Nda : Quelque chose d’inspiré par un artiste qui me touche énormément, The Weeknd, ses musiques me font planer. Écrire est l’une de mes addictions. Virtuellement graver les éclats de mon imagination, de mes fascinations et de mes divagations. Avec mes appréciations ; lecture.

.

Welcome to the other side.

Les portes de l’ascenseur se ferment. Avec tout ce que tu as dans le sang, tu ressens l’intensité du moment. T’es défoncée. T’es exaltée du haut de tes talons aiguilles. Tes longues jambes nues sont dorées. Tu brilles dans la matière fluide qui te colle à la peau, moulant la finesse de ta taille, les formes de ta poitrine et de tes hanches. Il est là. Ses yeux sombres dilatés te fixent avec passion. Aucun homme ne t’avait jamais autant baisé du regard. Brûlant. Comme la dentelle de grief qui caresse ton intimité. T’avais jamais plané si haut, mouillé autant en passant à l’afterparty. Pourtant, tes membres dépassés connaissent bien le poids de cette vie, des consommations et des abus. Tu sens à quel point il ne le sait que trop bien. Si proche, captivant, magnétique dans sa peau chaude, ses traits putain de parfaits sous l’anarchie de son visage.

Till the Overdose.

Putain, ton cœur bat comme un flipper. T’es survoltée, surexcitée, super défoncée. T’es si bien dans ton corps de reine de la nuit. Putain d’accro à toutes ces émotions. Et lui, un fantasme en 3D. Sa voix est indescriptible. Profonde, mélodieuse, érotique. Tellement mieux que celle sur laquelle tu danses sous les flashs des projecteurs. Tu vis comme t’as jamais vécu, ressens comme si t’avais été dénuée de sens. La gravité s’étire de plus en plus autour de toi, centrée sur la hauteur de l’homme. Ses membres vêtus de noir décontractés par l’ivresse lointaine qu’il dégage. Tu ne sais pas comment, tu te retrouves contre un mur. Tu vois les portes métalliques où ton image floutée est recouverte de la sienne. Ses bras t’encerclent, son visage te domine, sa chaleur t’attire. T’es foutue. T’as jamais vécu ça. Il te fait planer.

I got you.

Tu lui appartient. Son regard dirige chacun de tes gestes. Une marionnette sous son corps. Ses mouvements, il te transporte au bord du précipice. La drogue, les baisers, les caresses. Tu sais que tu n’es qu’à un pas de sombrer dans le gouffre des vices. Mais tu le connais déjà, cet abysse. Mais tu la connais déjà, cette idylle. Tu la connais déjà, cette mélodie tentatrice. Comme il te connaît par cœur. Tu le sens entre tes jambes. Tu le sens dans ta psyché. Tu le sens ô si profond. Qui s’enflamme, qui t’enflamme. Découvre ton corps, parcours tes formes, contrôle tes hanches. Il ne fait que jouer avec toi. Il ne fait que te faire jouir encore et encore. Les sensations du jeu t’emmènent si loin, si loin, si fort, si fort. Jusqu’au bout du rêve.

XO~

.

Mars 2016